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LESCURRY de 1659 à 1894

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C'est avec l'aide efficace de Dominique DELLUC, et de Jean Marc NOUGUES pour les photos d'actes, que j'ai pu réaliser le relevé systématique des actes de baptêmes, naissances, mariages, sépultures et décès de la paroisse de Lescurry pour la période 1659-1894. Qu'ils soient ici remerciés.

Les relevés systématiques des registres de Lescurry

Les relevés sont disponibles au format xls office 2003 ou consultables sur le site RELHP65. Ils comportent ce qui a pu être transcrit à partir des microfilms photographiés aux archives départementales des Hautes Pyrénées. L'état des registres rend la lecture parfois très difficile ou impossible et des pages sont parfois manquantes ou déchirées. C'est pourquoi l'utilisation par les généalogistes des relevés mis à leur disposition doit tenir compte des éventuelles erreurs qu'ils peuvent comporter. J'espère cependant que la consultation de ces données pourra les aider et leur faire gagner du temps dans leurs recherches généalogiques.

Il parait important d'indiquer ici que le travail de recherche généalogique consiste essentiellement à confronter diverses informations afin de les valider ou de les invalider, et consiste aussi à en déduire de nouvelles informations ou de nouvelles pistes de recherche. Ce travail généalogique reste à faire par chacun des utilisateurs à partir des données brutes livrées ici.

Lescurry_BMS_1659-1792.xls ---Lescurry 1793-1894 NMD.xls : Pour ouvrir un fichier XLS vous devez avoir installé sur votre ordinateur soit le logiciel payant EXCEL de Microsoft, ou le logiciel gratuit OpenOffice, ou le logiciel Microsoft gratuit ExcelViewer

Nombre d'actes relevés Période 1659-1792 Période 1793-1894 Total
Actes de naissance ou baptême

1 097

656

1 753
Actes de mariage

291

221

512
Actes de décès

876

559

1 435
Total

2 264

1 436

3 700

Des chiffres à l'étude du village de Lescurry

Les relevés effectués, bien que partiels pour les raisons évoquées ci-dessus, ont permis l'établissement de diverses statistiques démographiques ou relatives aux professions et patronymes. Les manques qui ne devraient représenter que quelques pourcents des chiffres présentés ci-après, ne sauraient cependant pas obérer les conclusions et observations faites. Les paragraphes qui suivent présentent les résultats chiffrés de cette étude et leurs interprétations économiques et sociales.

Lors du dernier recensement Lescurry comptait à peine plus d'habitants qu'au moyen âge. Entre le XIV° et XX° siècle la demographie est passée par des hauts et des bas. Aprés l'étude des patronymes et des professions, notre premier sujet est donc l'étude des décès qui permet de comprendre ces variations. Nous poursuivrons par l'étude des naissances et mariages pour terminer par l'évaluation du nombre d'habitants conséquence des facteurs précédents..

Le détail de l'établissement des statistiques est disponible : STATISTIQUES.xlsx

Les patronymes de Lescurry 1660-1894

Les noms de famille relevés sur les actes de naissance ont permis d'établir ce classement après avoir regroupé sous un seul patronyme les différentes variantes d'un même patronyme. En effet, c'est l'apparition de l'état civil républicain qui a permis de figer les noms de famille. Avant la Révolution les curés enregistraient les noms tels qu'ils leur étaient déclarés oralement par les témoins. Dés lors, un changement de curé pouvait modifier l'orthographe d'un nom de famille. Ainsi le patronyme CESTIAN a eu plusieurs formes intermédiaires : Sestian, Sestia, Sextia, etc. pour finalement devenir CESTIA. Un autre nom de famille ST UPERY est devenu St Ubery ou Saint Ubery pour devenir finalement Sentubery.

Rang

Patronyme

Nombre de naissance 1659-1894

%

1

CESTIA

130

7,68%

7,68%

2

DARRIC

101

5,97%

13,65%

3

DUCO

96

5,67%

19,33%

4

CLEMENS

79

4,67%

24,00%

5

FABARES

57

3,37%

27,36%

6

LILE

52

3,07%

30,44%

7

GUDOLLE

50

2,96%

33,39%

8

ABADIE

48

2,84%

36,23%

9

DUFAU

41

2,42%

38,65%

10

LAZARY

41

2,42%

41,08%

11

CENAC

38

2,25%

43,32%

12

DUBLANC

38

2,25%

45,57%

13

BONNECARRERE

37

2,19%

47,75%

14

FONTAGNIERES

36

2,13%

49,88%

15

MONTOUSSE

31

1,83%

51,71%

16

DAMADE

27

1,60%

53,31%

17

GARDEY

26

1,54%

54,85%

18

SENTUBERY

25

1,48%

56,32%

19

BAUDEAN

24

1,42%

57,74%

20

BEDOURET

20

1,18%

58,92%

21

BERNIS

20

1,18%

60,11%

Les professions

Pour la période avant la Révolution les actes ne mentionnent que très rarement la profession du père ou de la mère. Le graphique ci-dessous a été établi à partir du relevé des professions des époux sur les actes de mariage pour la période 1790-1894. Pour la même période les épouses se déclarent ménagères et à quelques rares exceptions, couturières.

professions

Crises alimentaires, famines, disettes, épidémies et autres causes de décès à Lescurry

On observe pour les années 1660, 1669, 1680, 1694, 1713, 1747, 1753, 1759, 1775, 1812 et 1829 un nombre de décès supérieur ou égal à 15 par an soit largement supérieur à la moyenne annuelle relevée sur la période 1659-1894 (6,1 décès par an).

D

Des crises alimentaires sont observées en Europe en 1660-1662, 1693-1694, 1698-1699, 1709-1710 (Léon, 1970, p. 49). On observe sur le graphique des décès à Lescurry les conséquences de certaines de ces crises en 1661, 1694, 1713.

Les années 1693 et 1694 sont terribles à Lescurry comme partout en France; c'est la grande famine de 1693 et 1694 et près de 1,7 millions de Français trouvent la mort. Lescurry résiste à cette famine jusqu'au mois de mars 1694. Mais entre mars et juin 1694 c'est l'hécatombe pour les plus jeunes et les plus âgés : 29 décès sont enregistrés dans les registres paroissiaux ce qui est considérable pour un village de quelques centaines d'habitants. "La famine de 1693-1694 est la conséquence de la dégradation climatique qui s'observe dans les 10 ans qui précèdent et qui suivent le tournant du siècle." (site web 1693-1694 : Les années de misère voir bibliographie)

Au XVIII° siècle les revenus des exploitants agricoles sont faibles et précaires. Les impôts royaux et les droits seigneuriaux pèsent lourdement. Qu'une mauvaise récolte survienne, et c'est alors de grandes difficultés.

A Lescurry comme partout en France les années 1709 à 1713 sont une période de famine due principalement à de mauvaises récoltes.

A l'automne 1713 Lescurry est touché par une mortalité importante due sans doute à la famine mais aussi à des précipitations importantes qui surviennent cette année là dans l'ouest de la France, précipitations qui, à cette époque, pouvaient entraîner des épidémies suite à la contamination de l'eau. L'année 1714 marque le début d'une nouvelle croissance qui se traduira par une embellie de la natalité.

A propos des années 1750 et en particulier 1751 à 1756, E. Le Roy Ladurie (Histoire humaine et comparée du climat 1740-1860. Fayard) indique qu'elles correspondent, pour la France et l'Angleterre, à une série d'années tardives, d'étés froids et de mauvaises récoltes. La disette et les maladies sont fréquentes en cette 1ère moitié du 18 ème. Ainsi il parle de l'année 1747 très mortifère pour l'ensemble du territoire national, avec une crise épidémique et de mauvaises récoltes.

En 1747 et 1753, là encore Lescurry n'est pas épargné. Dans le Sud-Ouest, après un printemps dérangé et pluvieux, l'été 1751 connaît une sécheresse extraordinaire, avec de grandes chaleurs qui firent périr la récolte. Les herbages manquèrent. Ce fut une année des plus critiques et des plus disetteuses qui semble avoir eu pour conséquence à Lescurry un pic de mortalité quelque temps plus tard en 1753.

La rudesse des hivers des années 1775 et 1794 et la mauvaise récolte qui en résulte entraîne disette et mortalité importante à Lescurry. En 1775 sont enregistrés sur les registres paroissiaux 25 décès dont 7 pour le seul mois d'octobre, et en 1780 et 1794 13 et 14 décès . En 1775, ce sont les enfants jusqu'à trois ans qui sont les premiers touchés, mais aussi les classes d'âge de 4 à 15 ans. En 1780 ce sont les plus âgés qui disparaissent et en 1794 toutes les classes d'âge. Ces hécatombes successives privent le village de la main d'oeuvre qui lui est nécessaire.

177517801794

De mai à septembre 1812 la mortalité est importante à Lescurry. L'année 1829 connaît aussi des décès importants en automne. Les eaux basses de l'été favorisant la pollution de l'eau peuvent expliquer cette mortalité.

Âge au décès - espérance de vie

Les graphiques ci-dessous sont établis à partir des relevés des actes de décès qui ne comportent pas tous l'âge du défunt; 1065 actes comportent cette mention sur un total de 1435 actes de décès relevés. L'absence de mention de l'âge du défunt ne semble pas résulter d'une cause précise et s'apparente donc à un paramètre aléatoire. Ainsi les 1065 actes exploités sont-ils représentatifs de l'ensemble des décès de Lescurry pour la période étudiée.

Age défunts

La courbe bleue montre que 40% ne dépassaient pas l'âge de 10 ans pour la période 1660-1799. Ce pourcentage tombe à 25% pour la période 1800-1894. Ces chiffres à eux seuls expriment la rudesse de la vie des paysans jusqu'à la Révolution française. Cette réalité n'est pas propre à Lescurry; elle a été observée dans d'autres régions de France notamment à Auneuil en Beauvaisis "entre 1657 et 1676 1/3 de la population ne dépasse pas 10 ans et 50% ne dépasse pas 20 ans" (Léon, 1970, p. 51 Économies et sociétés préindustrielles 1650-1780. Armand COLLIN)

Pour la période 1660-1799 des pics de décès apparaissent pour les valeurs rondes 40, 45, 50, 60 et 70 ans. L'état civil enregistré par le clergé jusqu'à la Révolution se faisait sur la base des déclarations des témoins, les voisins le plus souvent, déclarations qui n'étaient pas vérifiés. La statistique ci-dessus montre donc que les gens à cette époque n'avaient de leur âge qu'une connaissance approximative. Ne sachant très majoritairement ni lire et écrire, ils ne savaient donc vraisemblablement non plus compter. Les généalogistes doivent donc tenir compte de cette réalité lorsqu'ils recherchent un acte de baptême à partir de l'âge au décès...

Les 4 défunts centenaires, ou déclarés comme tels sur les actes de décès entre 1726 et 1767, ne sont pas mentionnés sur le graphique ci-dessus. En effet il nous a semblé que ces informations relevaient plus de la méconnaissance de l'âge des défunts, mentionnée ci dessus, que de la réalité. Si de nos jours où l'espérance de vie est de l'ordre de 75 ans, les centenaires sont fréquents, il semble hasardeux de pouvoir en dénombrer autant à une époque où l'espérance de vie (ou âge moyen au décès) était de moins de 35 ans.

Espérance de vie

L'espérance de vie est évaluée par l'âge moyen au décès. Les données disponibles ne permettent pas le calcul pour une classe d'âge; l'espérance de vie a donc été calculée par périodes de 25 ans.

Les femmes ont une espérance de vie supérieure à celle des hommes. La cause en pourrait être la rudesse des travaux confiés aux hommes qui constituerait un facteur de mortalité supérieure à celui de la mortalité en couche notamment. La surmortalité des hommes à cette époque n'est pas propre à Lescurry. La "Surmortalité masculine après les deux premières années du mariage" a été observée en France au XVII° s. Les chiffres ci-dessus sont proches de ceux observés à Auneuil en Beauvaisis : "21 ans sous Colbert, 32 ans sous Necker" (Léon, 1970, Economies et sociétés préindustrielles 1650-1780. Armand COLLIN, p. 47)

Globalement de 1660 à 1894 l'espérance de vie fait un progrès considérable passant de 26 à 53 ans. Mais ce progrès n'est pas continu. Une première baisse de l'âge moyen au décès intervient à la fin du XVII° siècle du fait de l'augmentation de la mortalité consécutive aux disettes et famines de cette période. Une deuxième baisse qui touche principalement les femmes, intervient du fait des crises climatiques et des disettes de 1775, 1780 et 1794. Enfin la mortalité importante de 1829 affecte sa progression régulière.

Saisonnalité des décès à Lescurry 1660-1894

D selon mois

Les naissances à Lescurry de 1659 à 1894

N

On observe un nombre important de naissances en début de période étudiée qui, tout en restant supérieur à la moyenne (7,5 naissances par an de 1659 à 1894), s'étiole jusqu'à la fin du XVII° siècle. Il est facile de comprendre que les famines successives décrites ci-dessus ont eu raison de la vitalité du village.

De 1714 à 1850 le nombre de naissances reste stable entre 5 et 10 naissances par an avec des hauts et des bas certaines années.

Pour d'autres raisons dues au progrès technique, aux migrations et plus généralement au déplacement de population, la fin du XIX° siècle connaît à Lescurry un amenuisement du nombre annuel de naissances.

Saisonnalité des naissances

N par mois

La répartition des naissances selon le mois de l'année ne varie pas selon que l'on examine la fin du XVII° siècle ou tout autre période entre 1660 et 1894. Dans tous les cas on observe un grand nombre de naissances entre octobre et mars, puis une première diminution pour avril et mai et enfin une diminution plus nette entre juin et septembre.

La saisonnalité des naissances à Lescurry entre 1660 et 1894 semble avoir un lien direct avec l'activité majoritairement agricole de ses habitants. Mon interprétation est que les efforts physiques importants des durs travaux agricoles de l'été entraîneraient une première baisse des naissances en avril et mai, et les rudes travaux de préparation des sols de septembre à décembre, une diminution encore plus significative des naissances de juin à août.

Les mariages à Lescurry de 1660 à 1894

mariages

Sur la période 1660-1894, le nombre moyen annuel est de 2 mariages. Le nombre de mariages observés pour les années 1660, 1661 et 1669 est très important. Il est donc vraisemblable que le village de Lescurry ait connu avant la période des famines et disette qui ont débuté vers 1660 et qui ont entraîné la diminution des mariages et des naissances, une période démographiquement plus favorable.

La saisonnalité des mariages

M selon mois

La répartition des mariages selon le mois de l'année ne varie pas selon que l'on examine la fin du XVII° siècle ou tout autre période entre 1660 et 1894.

La saisonnalité des mariages que l'on peut constater sur le graphe ci-dessus n'est pas spécifique à la paroisse de Lescurry. On retrouve là ce que Thierry CENAC avait déjà observé pour une autre période et dans une autre paroisse proche de Lescurry, Dours, ou ce que Gabriel Audisio (AUDISIO, 1994, p. 226) observe : "… novembre d'une part, janvier et février de l'autre, situés avant les périodes interdites, connaissaient une forte nuptialité." L'Eglise interdit le mariage pendant l'avent et le carême. Ainsi, on se marie en Janvier ou Février parce que les travaux des champs laissent suffisamment de temps pour le faire, et parce que les prescriptions de l'Eglise l'y autorisent. En dehors de cette période il peut aussi arriver que l'on se marie en urgence, lorsqu'un enfant est attendu...

Âge au mariage

MA mariage

De 1660 à 1894, l'âge moyen annuel des époux est de 30,5 ans et celui des épouses de 25,6 ans. Ces âges moyens ne varient que très peu entre le début et la fin de la période. L'analyse statistique (régression linéaire) montre une augmentation de 3 ans pour l'époux entre le début de la période et la fin, tandis que la même analyse montre une diminution d'environ 1 an pour l'épouse.

Nombre d'habitants à Lescurry

Les chiffres disponibles relevés sur le site des Archives départementales des Hautes Pyrénées sont les suivants : en 1313 29 feux, en 1806 290 habitants, en 1856 389 habitants et en 1999 163 habitants. Le ratio usuel de 5 habitants par feu est retenu pour la conversion en nombre d'habitants.

Le graphique ci-dessous prend en compte à la fois les chiffres ci-dessus (marques rondes pleines) mais aussi des évaluations (marque losange vide) basées sur la méthode dite du "multiplicateur" (cf. Population et société N°409 février 2005) selon la formule mathématique suivante : Nombre d'habitants moyen de la période = nombre annuel moyen de naissances de la période x espérance de vie de la période exprimée en année x 1,03. Le coefficient 1,03 permet de corriger la sous-estimation des naissances due aux lacunes dans les registres.

Le compte rendu de la délibération du 27 septembre 1677 compte 48 foyers (feux) ce qui permet d'évaluer la population à 240 habitants. (marque verte)

Nb habitants

On retrouve sur le graphique les deux périodes de déclin démographique signalées lors de l'analyse des naissances : un premier déclin dû aux famines de la fin du XVII° siècle et un deuxième déclin aux XIX° et XX° siècles, dû au progrès technique et à sa conséquence l'exode rurale.

La vitalité démographique de Lescurry (+0,47% habitants/an de 1690 à 1806) est proche de celle observée en France ( + 0,2% habitants/an de 1700 à 1755 et +0,8% de 1755 à 1776). )  (Léon, 1970, Economies et sociétés préindustrielles 1650-1780. Armand COLLIN, p. 214-216) ainsi que des chiffres nationaux de Vauban parfois contestés de 0,37%/an de 1700 à 1789.

Cette croissance démographique du XVIII°siècle se poursuit au début du XIX° siècle jusqu'à ce que les conséquences du progrès technique, transport, mécanisation des travaux agricoles aient raison de l'essor du village de Lescurry dont le déclin démographique se poursuit jusqu'aux périodes récentes.

Conclusion

Quelques statistiques ont pu être comparées avec celles faites plus généralement en France par Emmanuel Le Roy Ladurie (Ladurie, 2006) ou plus particulièrement en Beauvaisis par Pierre Goubert. (GOUBERT, En Beauvaisis : problèmes démographiques du XVIIe siècle, 1952). Il résulte de ces comparaisons que Lescurry ne semble pas se distinguer fondamentalement des autres régions de France.

Au fil des constats démographiques, il apparaît que de la moitié du XVII°s à la fin du XVIII°s la vie au village de Lescurry était rude. Famines, disettes, épidémies transformaient la vie en un combat contre la mort. La mort des enfants jeunes inexorablement frappait toutes les familles mais aussi au château un Podenas baron de Villepinte dut affronter aussi cette difficulté (U26-8-1673 PODENAS fils du seigneur de Lescurry 14 ans). Le travail est nécessaire pour se nourrir donc pour survivre. Toutefois une évolution favorable de la démographie est constatée au cours du XVIII°s. Lescurry semble ainsi participer à "Cette montée lente de l'aisance dans une partie du monde rural" dont parle Pierre Goubert pour la période du règne de Louis XV et qui ajoute "Il convient toutefois de ne pas outrer cette impression d'aisance croissante (que nient, sans preuve décisive, quelques historiens)" (GOUBERT, Initiation à l'histoire de France, 1984, p. 216)

Bibliographie

AUDISIO, G. (1994). Des Paysans XVe-XIXe siècle. Armand Collin.

CENAC, T. (1995). DEMOGRAPHIE. Consulté le 14/02/2012, sur MONOGRAPHIE D'UN VILLAGE DES HAUTES-PYRENEES: DOURS 1789-1918: http://www.dours.com/introduction.html

GOUBERT, P. (1952). En Beauvaisis : problèmes démographiques du XVIIe siècle.

GOUBERT, P. (1984). Initiation à l'histoire de France. Fayard Tallandier.

LADURIE, L. R. (2006). Histoire humaine et comparée du climat 1740-1860. Fayard.

LEON, P. (1970). Economies et sociétés préindustrielles 1650-1780. Armand COLLIN.

1693-1694 : Les années de misère, consulté le 14/02/2012, sur http://www.alertes-meteo.com/catastrophe/annees-de-misere-age-glaciaire.htm

Population et société N°409 février 2005 http://www.ined.fr/fichier/t_publication/532/publi_pdf1_pop.et.soc.francais.409.pdf Evaluation d'une population : "La méthode du multiplicateur"

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